
Après les funérailles de Michael Jackson, la « big » nouvelle sur le web c’est l’annonce de Google qui prépare un système d’exploitation pour la mi 2010.
C’est la pensée unique de milliers de sites internet et probablement des centaines de médias qui annoncent l’affaire comme une bombe atomique sur Microsoft
Pourtant, pas de quoi paniqué à court terme pour l’éditeur de Seattle.
Je considère en effet qu’il ne s’agit que d’une opération marketing et que ce produit ci n’est pas une grande menace pour Microsoft.
Que Google se positionne clairement en concurrence de Microsoft n’est pas une nouvelle. J’avais d’ailleurs relaté ce fait malgré les dénégations des deux parties dès janvier 2006 : « Google vs Microsoft : jouent-ils sur le même terrain ? »
Mais développer un système d’exploitation et l’imposer dans un écosystème complexe intégrant des fabricants de PC, de composants et des développeurs de logiciels prend du temps et beaucoup d’énergie.
Même si cet écosystème est favorable à l’arrivée d’une vraie alternative à Microsoft pour faire baisse les prix, Mountain View ne parviendra pas à concurrencer Seattle en dehors de quelques mini laptops utilisés uniquement pour surfer sur le web au moins avant 2011 voire 2012.

La véritable option c’est Androïd
Le vrai danger pour Microsoft vient de la montée en puissance potentiel d’Androïd qui commence à migrer de quelques rares téléphones mobiles vers les mini laptop et pourrait venir s’installer ensuite sur des portables et des PC de bureau.
C’est là que ce trouve la vrai concurrence pour Microsoft car l’éditeur est fragilisé sur le mobile par manque d’anticipation du marché face à l’interface de l’iPhone. Les constructeurs de téléphones en ont assez de se faire tailler des croupières dans les smatphones par Apple parce qu’ils ne savent pas quoi mettre comme OS dans des machines beaucoup plus performantes que l’iPhone sur le plan matériel.
Toute une communauté de développeurs et de constructeurs est donc unie comme un seul homme pour faire d’Androïd un succès planétaire. Et en plus il est annoncé comme open source et gratuit.

Avec Chrome c’est autre chose. Malgré la forte médiatisation, lors de son lancement, le navigateur de Google peine à dépasser les 1,5% de part de marché. Internet Explorer représente encore 70% des navigateurs utilisés et le plus gros challenger se nomme Firefox, pas Chrome.
Le navigateur de la fondation Mozilla a su attirer une énorme communauté de développeurs qui proposent des applications additionnelles qui font le succès de Firefox. Pas Chrome.
L’annonce de Google est donc pour moi une opération de communication visant à tester l’intérêt de sa démarche auprès de l’écosystème. Ce qui est étrange c’est le risque de confusion que cela peut entraîner au détriment Androïd tout spécialement. Cela pourrait signifier qu’Androïd est loin de répondre aux attentes des fabricants de laptop qui y attendent une alternative crédibles au nouvel OS Windows 7 dont les revendications tarifaires font hurler les industriels. Sans parler de la politique scandaleusement monopolistique qui limite les versions de l’OS à certains types de processeurs, de taille d’écrans et autres capacité de disques durs.
Annoncé Chrome OS c’est peut être le moyen de faire patenter un peu le marché et augmenter l’importance de Google dans les OS pour rallier les indécis (HP, Dell ?)
Il faudra plus que des gesticulations pour faire basculer le monde de l’informatique même si la convergence des terminaux depuis le mobile jusqu’au PC de bureau est en marche.








